LA CULTURE

Culture et Nature

Le premier à utiliser le mot culture dans son sens figuré, qui est celui qui nous intéresse maintenant, a été Cicéron:

«Je dis qu'il en est d'une âme heureusement née comme d'une bonne terre : qu'avec leur bonté naturelle, l'une et l'autre ont encore besoin de culture, si l'on veut qu'elles rapportent. Or la culture de l'âme, c'est la Philosophie. Elle déracine les vices, elle prépare l'âme à recevoir de nouvelles semences, elle les y jette, les y fait germer; et avec le temps il s'y trouve abondance de fruits. Remettons-nous donc à philosopher... » [Cicéron, Tusculanes II,5]

Cicéron identifie dans ce passage la culture et la philosophie en entendant par là l'éducation tout court de l'individu, qui grâce à elle peut s'élever au dessus de sa condition "naturelle" par le développement de ses capacités qui sans "culture" n'existent dans son âme qu'à l'état de pures virtualités. Un homme de culture est dans ce premier sens un homme éduqué et développé, qui a su faire mûrir et fructifier les talents que mère nature a déposés en lui dès sa naissance. Un tel homme, nous disons, a su de la sorte dévenir proprement humain, l'homme inculte, le rustre, étant plus proche de la bête que de son humanité laissée inexploitée au fond de son être. Dans ce premier sens la "culture" s'oppose à l'ignorance, ainsi que l'homme "cultivé" s'oppose à l'homme "inculte".

Ce premier sens du mot culture contient toutefois, en germe, ce qui identifie la notion de Culture, au singulier et avec un C majuscule, qui est celle qui nous intéresse à présent.

Dans son sens le plus général, la Culture est non seulement au niveau collectif ce que la culture est au niveau individuel - ce grâce à quoi une société donnée développe et actualise chez les individus qui la composent leurs potentialités "naturelles" - mais tout ce qui proprement distingue l'Homme de la Nature, en faisant de ce dernier un "animal" tout à fait différent des autres, un être à part.

"D'un côté nous parlons de "la" Culture, au singulier [et avec une une majuscule], en entendant par là le processus par lequel l'être humain, tout comme il met en valeur la nature en cultivant la terre et en y cultivant certaines plantes pour en récolter les produits, met en valeur ses propres facultés linguistiques, intellectuelles, morales, artistiques. En les développant, en les "cultivant", il fait surgir des langages, des connaissances, des savoirs d'ordre scientifique, technique, philosophiques, réligieux, ou encore des oeuvres d'art: tous phénomènes qu'il considère comme la marque même de son humanité et que nous désignons comme constitutifs de la Culture entendue au singulier [et avec une majuscule]" (A.Renaut)

Entendue en ce deuxième sens donc, la Culture est ce qu'identifie l'Humain en tant que tel, en son essence et sa "nature" propre. La Culture coincide en cette acception avec la notion générale de "Civilisation". Dans le texte qui suit, l'anthropologue polonais Bronislaw Malinowski (1884-1942) énumère quatre caractéristiques universelles, donc essentielles de la Culture ou de l'"état civilisé":

"Le comportement typique, caractéristique de l'état civilisé, diffère essentiellement du comportement de l'animal à l'état de nature. Quelque simple que soit sa culture l'homme (1) dispose d'un ensemble matériel d'instruments, d'armes, d'utensiles domestiques; (2) il évolue dans un milieu social qui l'assiste et le contrôle à la fois; (3) il communique avec les autres à l'aide du langage et (4) arrive à former des concepts d'un caractère rationnel, réligieux ou magique. L'homme dispose ainsi (1) d'un ensemble de biens matériels, il (2) vit au sein d'une organisation sociale, (3) communique à l'aide du langage et (4) puise les mobiles de ses actions dans des systèmes de valeurs spirituelles. Ce sont là les quatres principaux groupes dans lesquels nous rangeons la totalité des conquêtes culturelles de l'homme. Nous ne connaissons donc la culture qu'à l'état de fait accompli, mais nous ne l'observons jamais in statu nascendi, et c'est ce dont il importe de se rendre compte avec toute la clarté possible" (Malinowski, La sexualité et sa répression dans les sociétés primitives)

L'existence proprement humaine baigne donc selon Malinowski dans ces quatres dimensions de sa nature essentiellement culturelle: nous vivons entourés par le objets materiels que la technique met à notre disposition; notre vie se déroule totalement à l'intérieur de la société humaine, dans laquelle toute communication passe par le langage; finalement, nos actions se réalisent à l'intérieur d'un horizon de valeurs et de symboles abstraits et "spirituels". Appartenir à une culture, être "civilisé" signifie donc, structurellement, posseder un ensemble de savoirs, de savoir faire, de compétences...qui ne sont nullement innés - comme c'est le cas pour notre hérédité biologique - et qui ne nous appartiennent qu'en ce que nous les avons acquis au travers de notre appartenance sociale qui nous transmet par héritage tout ce qu'il nous faut pour être des hommes et non pas des simples animaux.

Cela dit, la question se pose alors de savoir si cet animal tout particulier qu'est l'homme est ou non un être de "nature". Chez l'homme, nous disons, la Culture "se greffe" sur la Nature: au niveau inné nous n'hébergeons que des pures potentialités qui nécessitent une puissante intervention de l'extérieur (éducation) pour s'actualiser. Or, sur cette base, pouvons-nous imaginer de saisir concrètement l'homme en deçà de ce patrimoine acquis, c'est à dire l'homme à l' "état de nature"? La réponse à cette question est très simple:si nous ôtons à l'homme tout ce que la Culture fait pour le rendre tel - pour en faire un Homme - nous lui ôtons en ce faisant non seulement sa culture mais bien toute son humanité, et même sa saine "animalité". C'est le cas des ainsi dits "enfants sauvages" ou encore des états de démence sénile qu'évoque Rousseau (philosophe suisse 1712-1778) dans le passage qui suit:

"Pourquoi l'homme seul est-il sujet à devenir imbécile? N'est point qu'il retourne ainsi dans son état primitif, et que, tandis que la bête, qui n'a rien acquis et qui n'a rien non plus à perdre reste toujours avec son instinct, l'homme, reperdant par la vieillesse ou d'autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquerir, retombe ainsi plus bas que la bête même?" (Rousseau, Discours sur l'origine et les fondement de l'inégalité parmi les hommes)

Un homme qui en soit un est donc, par là même, un être civilisé, et il faut en conclure que l'homme est naturellement un être culturel. C'est pour cette raison que Malinowski écrit dans le texte ci dessus :"Nous ne connaissons donc la culture qu'à l'état de fait accompli, mais nous ne l'observons jamais in statu nascendi": car l' "état de nature" ne peut être qu'une pure hypothèse de travail - comme Rousseau l'affirme au début de son Discours sur l'origine et le fondement de l'inégalité parmi les hommes - visant à jeter des lumières dans l'enquête empirique que nous menons sur notre existence culturelle déjà pleinement déployée, ainsi qu'il se passe chez l'anthropologue français Claude Levy Strauss (1908-2009) qui dans le dernier chapitre de Tristes tropiques revendique les racines rousseauistes de sa méthode de recherche en réfutant l'idée que l'homme naturel puisse être concrètement saisissable en dehors de toute appartenance culturelle à une société donnée: "L'homme naturel n'est ni antérieur ni extérieur à la société. Il nous appartient de retrouver sa forme, immanente à l'état social hors duquel la condition humaine est inconcevable; donc de tracer le programme des expériences qui "seraient nécessaires pour parvenir à connaitre l'homme naturel" et de déterminer "le moyen de faire ces expériences au sein de la société.""

De la Culture aux cultures (relativisme et ethnocentrisme)

"D'un autre côté le terme de culture s'utilise aussi au pluriel pour désigner la façon dont les divers peuples ou les divers moments de l'histoire de l'humanité se caractérisent par des phénomènes culturels qui les différencient les uns des autres. "Une" culture parmi la diversité "des" cultures est alors l'ensemble des manifestations culturelles spécifiques d'un groupe humain. On parle en ce sens de la culture européenne, de la culture indienne, de la culture japonaise ou encore, d'un point de vue historique, de la culture des Anciens et de celle des Modernes, voire de la culture des sociétés contemporaines. Dans tous ces cas, les cultures se distinguent les unes des autres par des systèmes de représentations et de valeurs qui s'expriment dans leur langage, dans leurs religions, dans leurs arts, dans leurs moeurs et, plus globalement, dans leurs façons respectives de se rapporter au monde, aux autres cultures et à l'humanité dans son ensemble"(A.Renaut)

Chercher un "homme naturel", une "nature humaine" hors et en deçà de notre existence déjà concrètement culturelle est donc une enterprise vaine. Ce qui chez l'homme relève de sa propre nature - de son essence universelle - ne peut être deduit - si toutefois il existe - qu'à partir d'une subtile analyse de notre existence toujours culturellement donnée, et donc culturellment transformée et façonnée dépuis son premier début. Cette prise de conscience nous permet de projeter un régard non naïf sur tout ce qui, dans l'ensemble de nos comportements et de nos habitudes, nous apparait parfaitement évident, spontané et donc "naturel".

La science qui s'est chargée de rélativiser et "culturaliser" tout ce qui nous semble reléver - puisque "évident" - de notre nature, est l'anthropologie culturelle (anthropos=homme). Grâce à son regard projeté sur l'ensemble des cultures - au pluriel - humaines existantes ici et maintenant à côté de la nôtre, on a pu se rendre compte que "la nature humaine est éminemment malléable, obéit fidèlement aux impulsions que lui communique le corps social" (M.Mead). Au fait, le "corps social" s'avère être la racine culturelle des coutumes qui s'imposent à un régard naïf comme les plus évidemment ancrés dans nôtre nature. Nous parlons ici, par exemple, des comportements, les habitudes, les attitudes...liés à notre identité sexuelle: la "féminité" et la "masculinité" telles que nous les pensons à partir de notre héritage éminemment culturel sont loin d'être des données universelles et par là "naturelles". La même chose vaut pour nos habitudes alimentaires, pour nos répères spatiaux - la façon dont nous amenageons notre chez nous ainsi que notre espace urbain - et temporels - la façon dont nous gerons notre "emploi du temps" - pour notre façon d'intéragir avec nos semblables selon des règles bien déterminées, même si inconscientes etc.

Face à cette évidente culturalité de ce qui se présente d'emblé comme une circonstance "évidemment" naturelle (et donc universelle), un certain relativisme culturel (à chaque culture ses "évidences") s'impose comme le choix obligé pour ceux qui veulent garder un regard objectif sur ces phénomènes; l'ennemi juré de ce rélativisme étant cet ethnocentrisme spontané qui, on dirait, appartient naturellement à toute culture lorsqu'elle est soudainement confrontée à des cultures qui lui sont étrangères.

Qu'est ce que l'"ethnocentrisme" (ethnos=peuple)? C'est l'idée que notre culture jouit d'une position de privilège absolu face au reste du monde: que nos valeurs, nos comportements, nos croyances... sont les valeurs, les comportements et les croyances objectives auxquelles tout homme qui en soit un se soumet "naturellement". C'est cette attitude qui a fait que dans l'antiquité les grecs et les romains appellent "barbare" tout homme n'appartenant pas à leur civilisation; ou encore qu'après la découverte des Amériques au XVIe siècle le Nouveau Monde se soit présenté aux yeux des européen comme peuplé par une masse informe de "sauvages" auxquels on ôta en l'occurrence même la qualification d'êtres humains - en niant que leurs corps fussent habités par une âme - pour justifier une oeuvre d'extermination/esclavagisation sur vaste echelle (cf. le film La controverse de Valladolid).

L"homme universel" comme exigence absolue et trans-culturelle

La nécessité d'un sain rélativisme culturel ne saurait pourtant devenir son absolutisation. Au fait, poussé à l'extrême, ce type de rélativisme - qui nous enseigne que toute culture a ses propre "évidences" particulières, qu'elle tend inéluctablement à défendre comme autant de données "naturelles" et donc universelles - ... ne fait tout d'abord que s'auto-contredire, car l'"égalité" des cultures est défendue par le rélativiste "absolu" comme une valeur intrinsèquement...universelle et parfaitement transculturelle. L'idée que "toutes les cultures se valent" ne se borne pas, d'ailleurs, à s'auto-invalider: elle est en contraste direct à la fois avec les exigences universelles de la morale et les conquêtes les plus importantes de la modernité politique. Nous parlons ici de l'idée même des droits "naturels" de l'homme et du citoyen qui est à la base de la Déclaration (française) des droits de l'homme du 1789 et de la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'Assemblé de l'Organisation des Nations Unies (ONU) le 10 décembre 1948. En lisant le texte ci-dessous - contenant une partie du Préambule et les premiers deux articles de la Déclaration de l'ONU nous mésurons concrètement l'intensité de l' élan universaliste et anti-rélativiste qui anime notre culture occidentale dès l'avenement de l'époque moderne:

"[Préambule] - L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier - Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2 - 1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Il faut bien souligner le paradoxe structurellement immanent à une culture - la Culture Occidentale - qui en défendant l'égalité en droit de toutes les cultures - "sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de réligion..." - se place inéluctablement au sommet d'un monde de valeurs qui ne présentent plus la moindre trace de "rélativité". Bref, l"Homme universel" s'impose à la conscience humaine depuis plus de deux siècles justement au nom du respect de cette multiplicité culturelle qui est de la sorte reconnue comme une richesse à défendre plutôt que comme l'antichambre de la guerre de tous contre tous. Il ne faut pas ignorer que la Déclaration du 1789 est "un des textes visés par le préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958. Sa valeur constitutionnelle est reconnue par le Conseil constitutionnel français depuis 1971. Ses dispositions font donc partie du droit positif français, et se placent au plus haut niveau de la hiérarchie des normes en France" (Wikipedia).

"Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.(Préambule à la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789)

On voit bien que dans ces paroles il est question d'un Homme qui, finalement ciblé dans son "état naturel", est, dans cet état, le porteur d'un ensemble de droits aussi "naturels" que lui, en ce qu'ils ne sont soumis à aucune contingence "culturelle". On dirait donc, sur cette base, que l'homme comme "animal culturel" est sans doute un être à part dans la "nature", mais que la vocation la plus intime et haute de la Culture est de s'auto-transcender et de rendre enfin l'Homme à sa propre "nature", qui est liberté et moralité.






  1. La culture rend-elle libre ?
  2. La culture empêche-t-elle la barbarie ?
  3. Puis- je sortir de ma culture ?
  4. Les valeurs morales sont-elles relatives ?
  5. La morale n’est-elle qu’un ensemble de conventions ?
  6. La culture est-elle contre nature ?
  7. La culture est-elle une dénaturation ?
  8. La culture fait-elle de l’homme un être à part dans la nature ?
  9. L’homme est-il un être à part dans la nature ?
  10. La culture dénature-t-elle l’homme ?
  11. Les différences culturelles sont-elles un obstacle à la cohésion sociale ?
  12. La culture affranchit-elle l’homme de la nature ?
  13. En quel sens peut-on dire que l’homme n’est pas un être naturel ?
  14. En quoi une culture peut-elle être la mienne ?
  15. Faut-il être cultivé pour pouvoir apprécier une œuvre d’art ?
  16. Avons-nous naturellement la notion du bien et du mal ?
  17. Nos désirs sont-ils façonnés par notre culture ?
  18. Suis-je ce que ma culture a fait de moi ?
  19. Peut-on juger objectivement la valeur d’une culture ?
  20. La culture nous rend-elle plus humains ?
  21. La culture rend-elle meilleur ?
  22. Les hommes sont-ils seulement le produit de leur culture ?
  23. Des cultures différentes font-elles des humanités différentes?
  24. Peut-on échapper à son temps ?
  25. La culture rend-elle plus humain ?
  26. Peut-il exister des désirs naturels ?
  27. L’homme est-il naturellement moral ?
  28. Est-ce un devoir pour l’homme d’être cultivé ?
  29. La culture est-elle une contrainte ?
  30. La culture rend-elle possible les échanges ?
  31. Le plaisir esthétique suppose-t-il une culture esthétique ?
  32. Peut-on parler à bon droit d'homme « sans culture » ?
  33. La diversité des cultures est-elle incompatible avec l'unité de l'homme ?
  34. Peut-on juger la culture à laquelle on appartient ?
  35. La propriété est-elle un fait de nature ou un fait de culture ?
  36. Les devoirs de l'homme varient-ils selon les cultures ?
  37. Affirmer des droits de l'homme universels, est-ce méconnaître la diversité des cultures ?
  38. La propriété est-elle un fait de nature ou de culture ?
  39. La féminité est-elle un artifice de la culture ou une différenciation naturelle ?
  40. La prise en compte des différences culturelles vous paraît-elle remettre en question l'existence de valeurs universelles ?
  41. Puis-je juger la culture à laquelle j'appartiens ?
  42. La technique peut-elle être tenue pour la forme moderne de la culture ?
  43. Peut-on dire en toute rigueur qu'il existe une culture technique ?
  44. Qu'est-ce qu'un fait de culture ?
  45. La pluralité des cultures est-elle un obstacle à l'unité du genre humain ?
  46. L'acte de se nourrir relève-t-il de la nature ou de la culture ?
  47. La culture se contente-t-elle seulement de compléter la nature, ou se substitue-t-elle à elle ?
  48. La culture dénature-t-elle l'homme?
  49. Toutes les cultures se valent elles?
  50. Y a-t-il une culture universelle?
  51. Le progrès technique menace-t-il la culture?
  52. Défendre l'universalité des droits de l'homme est-ce renoncer à la particularité des cultures?
  53. La culture consiste-t-elle à nier la nature?
  54. Faut-il reprocher à l'homme de s'être éloigné de la nature?
  55. La culture nous rend-elle plus humains?
  56. La distinction entre la nature et la culture va-t-elle de soi?
  57. Une culture peut-elle en juger une autre objectivement?
  58. La culture permet-elle d'échapper à la barbarie?
  59. La culture est-elle une seconde nature?
  60. Une culture peut-elle être porteuse de valeurs universelles?