LA CONSCIENCE


1. La Conscience comme espace/écran où le sujet se saisit comme objet.

2. L’« espace/écran » de la conscience comme réalité psychologique et comme pivot de la « Révolution Métaphysique » de l’Âge Moderne

3. Le projet cartésien : la Modernité à la convergence de l’Antiquité et du Moyen Âge

4. Les problématiques de la conscience

4.1 Conscience et Existence. La conscience et ses « intermittences ».

4.2 Conscience et Connaissance : la conscience de soi implique-t-elle une connaissance de soi ?

4.3 Conscience, identité personnelle, mémoire

5. La structure de la Conscience

(1) Une ENTITE DYADIQUE ET « INTENTIONNELLE »

(2) Une ENTITÉ NÉCESSAIREMENT UNITAIRE : LE « MOI »

(3) Une ENTITE (AU MOINS POTENTIELLEMENT) REFLECHISSANTE, QUI SUPPOSE UN MOI « REPRESENTATIONNEL »

(4) UNE ENTITE ESSENTIELLEMENT [AUTO-]EVOLUTIVE

(5) LES COULISSES DE L’INCONSCIENT

T(109) «Sans trop savoir pourquoi, ma grand’mère trouvait au clocher de Saint-Hilaire cette absence de vulgarité, de prétention, de mesquinerie, qui lui faisait aimer et croire riches d’une influence bienfaisante, la nature, quand la main de l’homme ne l’avait pas, comme faisait le jardinier de ma grande tante, rapetissée, et les œuvres de génie. Et sans doute, toute partie de l’église qu’on apercevait la distinguait de tout autre édifice par une sorte de pensée qui lui était infuse, mais c’était dans son clocher qu’elle semblait prendre conscience d’elle-même, affirmer une existence individuelle et responsableC’était lui qui parlait pour elle » [M.Proust, Du côté de chez Swann]

T(62) «Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n'y a donc point de doute que je suis, s'il me trompe; et qu'il me trompe tant qu'il voudra, il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu'après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition: Je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit» [Descartes]